La Transition Républicaine

Manifeste

Un an pour redresser. Puis les clés aux Français.


Un projet politique ne devrait pas demander à être cru. Il devrait pouvoir être vérifié.

Le budget, en un an

Neuf leviers chiffrés un par un, avec leurs sources et leur calendrier. Le plan complet sera audité publiquement avant l'élection.

2025

152,5 Md€

de déficit public, soit 5,1 % du PIB
Insee, mai 2026

Première année

À l'équilibre

avec une marge d'environ 9 Md€,
puis la règle d'or pour que ça tienne

Ce que vous récupérez chaque mois

Le redressement ne se fait pas sur votre dos. Deux mesures vous rendent du pouvoir d'achat dès la première année.

Pour un foyer dont le salaire est inférieur à 2 000 € nets

Facture d'électricité, de 30 à 40 % de moins + 40 à 65 €
Fiche de paie, baisse des cotisations salariales + 75 à 125 €
Par mois, dès la première année + 115 à 190 €
La deuxième année, baisse complète + 190 à 315 €

Ce sont des objectifs chiffrés, pas des résultats acquis. La baisse des cotisations coûte 15 milliards d'euros en année pleine, et elle est comptée dans le budget. La baisse de l'électricité suppose la sortie du marché européen, soumise à votre vote.

Et ce qui n'est pas touché

Un redressement budgétaire se juge autant à ce qu'il épargne qu'à ce qu'il coupe.

  • Aucune pension baissée, aucun remboursement de santé supprimé, aucune prestation sociale réduite. Ni le RSA, ni les allocations familiales, ni les allocations chômage, ni les minima sociaux.
  • Aucun taux d'imposition relevé. L'effort porte sur les niches injustifiées, la fraude organisée et les dépenses qui n'ont jamais fait la preuve de leur utilité.
  • Aucune école, aucune maternité, aucune caserne fermée au nom de ces économies.
  • Et pour les entreprises françaises, 30 à 40 milliards d'euros de gain de compétitivité sur l'énergie, qui ne sont pas comptés dans l'équilibre.

Rigueur sur le superflu. Générosité sur l'essentiel.

Ce qui se passe, et quand

Le calendrier est publié avant l'élection. Chaque date peut m'être opposée.

Printemps 2027

Vous élisez un président sur un mandat de méthode

Une séquence connue, publiée avant le vote. Il dissout l'Assemblée nationale après son élection.

Juin 2027

Vous élisez une Assemblée transitoire

Des maires et des conseillers territoriaux, qui s'engagent par écrit à quitter leur mandat à l'été 2028.

Été 2027

Référendum : vous votez sur le texte, pas sur l'homme

Règle d'or budgétaire, articles 55 et 88-1, sortie du marché européen de l'électricité. Si vous votez non, le président démissionne.

2027 – 2028

Le budget revient à l'équilibre, les normes tombent

Une loi par semaine, selon un calendrier fixé d'avance. Pendant ce temps, chaque parti prépare le projet avec lequel il gouvernera.

Été 2028

La parenthèse se referme

L'Assemblée transitoire est dissoute comme prévu. Législatives ordinaires. Le président nomme le Premier ministre issu de la majorité élue, et s'efface de la politique intérieure.

2028 – 2032

La France est gouvernée normalement

Le Premier ministre applique le programme que vous avez choisi. Le président ne garde qu'une cause unique.

2032

Il ne se représente pas

Engagement signé publiquement avant l'élection de 2027. Il quitte la vie publique.

Pourquoi rien ne bouge

La France n'est pas malade de paresse. Elle est malade de paralysie : ses gouvernements successifs ne parviennent plus à décider, ni à appliquer ce qu'ils décident. Entre janvier 2024 et octobre 2025, quatre Premiers ministres se sont succédé sans qu'aucun ne dispose d'une majorité stable.

Sept verrous structurels bloquent toute réforme d'envergure : la dette, une Constitution qui place les traités au-dessus de la loi, 400 000 à 450 000 normes, la judiciarisation, un principe de précaution devenu principe d'inaction, une classe politique professionnalisée, et le verrou médiatique — les mécanismes qui décident quelles idées entrent dans le débat public, et lesquelles restent à sa périphérie.

Le septième n'est pas de même nature que les six autres : il ne bloque pas les réformes, il décide de ce dont on débat. Il n'a besoin d'aucune consigne pour fonctionner — rédactions, éditeurs et diffuseurs ont leurs références, leurs réseaux et leurs critères de crédibilité, et peuvent écarter de bonne foi ce qui sort de leur cadre.

Ils survivent aux majorités. Aucun ne se desserre seul : c'est leur somme qui paralyse, et c'est leur somme qu'il faut traiter.

Les sept verrous, un par un, dans le manifeste

Quel que soit votre vote

En 2027, les Français ne choisissent pas entre des programmes. Ils choisissent de remettre le pays dans un état où, dès 2028, le programme qu'ils choisiront pourra enfin être appliqué.

  • À gauche — redistribution sociale, planification écologique, service public renforcé.
  • Au centre — réformisme, Europe, responsabilité budgétaire.
  • À droite — autorité, baisse des prélèvements, souveraineté économique.
  • Au Rassemblement national — priorité nationale, maîtrise migratoire, protection des classes populaires.
  • À La France insoumise — rupture sociale et démocratique.

En 2027, aucun d'entre vous ne pourra l'appliquer pleinement. Pas par mauvaise volonté : par construction.

Une majorité absolue reste possible — elle s'est produite en 2017. Mais en 2022, un président réélu en avril n'a obtenu que 245 sièges en juin, loin des 289 nécessaires. Et même obtenue, une majorité ne lève que le premier des trois obstacles : les 64,7 milliards d'euros d'intérêts payés en 2025 étrangleront vos marges, et les articles 55 et 88-1 continueront de placer les traités au-dessus de vos lois. Sans majorité, une Assemblée fragmentée bloquera votre programme dès le premier budget.

En 2028, après la Transition, vous le pourrez. Budget à l'équilibre, verrous désactivés par référendum, et une majorité élue sur des projets enfin applicables. Entre les deux, chaque famille politique dispose d'une année entière pour construire, financer et expliquer son projet, sans avoir à porter elle-même l'impopularité du rééquilibrage.

Sur les sujets de société — immigration, école, santé, écologie, sécurité, retraites — la Transition ne prend pas position. Non qu'ils soient secondaires : parce qu'ils sont essentiels, et qu'ils méritent mieux qu'une promesse de campagne. La réponse complète est dans les questions.

Elle n'est l'ennemi d'aucun camp. Elle est l'année où chacun prépare le sien.

Trois documents, trois usages

Le manifeste — Le Bon Sens en politique

Le projet en entier : les verrous, la mécanique, les garanties, les chiffres et leurs sources. On le lit pour comprendre. Présenté ici, et disponible en livre.

La doctrine

Ce qui ne change pas : le calendrier, les sept garanties, les limites du pouvoir, et ce que la Transition ne fera pas. En la publiant, j'accepte que toute contradiction avec elle puisse m'être opposée. Présentée ici, en PDF gratuit.

Le Manuel

Comment vérifier un projet politique avec une intelligence artificielle, plutôt que d'y croire. La méthode vaut pour n'importe quel programme, y compris ceux des autres candidats. En PDF gratuit.

Deux minutes pour une vidéo, dix pour ce site, une heure pour la doctrine, deux pour le manifeste.

Maxime Siesse

Maxime Siesse

Entrepreneur depuis l'adolescence, autodidacte, auteur. J'ai créé, financé, échoué et recommencé, dans la restauration, le négoce, les startups, l'immobilier. Aucune expérience politique : c'est un handicap sur bien des sujets, et c'est aussi pourquoi je propose une méthode plutôt qu'un programme.

Ne me croyez pas. Vérifiez.

Et appliquez la même exigence à tous les candidats, à tous les programmes, à toutes les promesses.